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Un projet artistique en mémoire d'une Egyptienne voilée tuée
à Dresde vandalisé
Une installation artistique en mémoire d'une Egyptienne
poignardée en plein tribunal en juillet 2009 a été vandalisée par des inconnus, ont
indiqué vendredi les organisateurs du projet.
Trois stèles en béton sur huit ont été endommagées ces
derniers jours et des panneaux d'information volés, a précisé un porte-parole
de l'association de soutien au courage civil de Dresde, à l'origine de cet
événement commémoratif baptisé "18 coups" en référence à la brutalité
du meurtre raciste.
"Nous allons poursuivre le projet" mais sans
remettre sur pied les installations
Endommagées, a déclaré Christian Demuth, président de
l'association, estimant que cet acte "délibéré" revêt un
"caractère politique".
L'installation artistique en cours, destinée à lutter contre
le racisme et la xénophobie, avait démarré le 1er juillet, un an jour pour jour
après la mort de la jeune femme âgée de 31, poignardée par un jeune Allemand
d'origine russe, qu'elle poursuivait devant la justice pour insultes raciales.
Au total, 18 stèles en forme de couteaux devaient être
progressivement érigées à divers endroits de la capitale de Saxe (est) qui
avait aussi dévoilé le 1er juillet une plaque en souvenir de la victime.
Surnommée "la martyre au voile" par la presse
égyptienne, Marwa El Sherbini, alors enceinte de trois mois, avait été tuée
sous les yeux de son fils de trois ans. Un an auparavant, elle avait porté
plainte contre son agresseur qui l'avait insultée dans un square.
Son mari, chercheur en génétique, avait été frappé à son
tour à coups de couteau au moment du crime.
Le meurtrier, âgé de 28 ans au moment des faits, et qui
comparaissait en appel le jour du drame, a été condamné en novembre 2009 par la
cour d'assises de Dresde à la prison à perpétuité, c'est à dire à au moins 15
ans de détention en Allemagne.
L'affaire avait soulevé l'indignation dans le monde musulman
et des manifestations de masse, en Egypte et en Iran notamment, en raison de la
réaction tardive des autorités allemandes à dénoncer le crime.
AFP
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