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Heurts entre policiers et pompiers à Nice : 5 blessés, 5
interpellations
Les pompiers, qui protestaient contre la réforme des
retraites, affirment que les policiers les ont violemment chargés.
Deux pompiers et trois policiers ont été blessés lors de
heurts qui ont opposé vendredi 16 juillet à Nice les forces de l'ordre à des
pompiers qui protestaient contre la réforme des retraites. Cinq pompiers ont
également été interpellés. Parmi eux, le président de la Fédération autonome des
sapeurs-pompiers, André Goretti. L'un des pompiers blessés a été hospitalisé.
Les incidents ont eu lieu à côté de la place Masséna, la
grande place centrale de Nice. Selon des pompiers qui se trouvaient encore sur
la place après les incidents, les policiers ont chargé violemment les
manifestants, au nombre d'environ 200, sans avoir été provoqués.
"On courait sur l'esplanade pour les rendre un peu
"chèvre" quand ils ont chargé à coups de matraques", a déclaré à
l'AFP l'un des pompiers protestataires, l'adjudant-chef Gilles Morin.
"Nous n'avions ni nos tenues de feu ni nos casques, preuve que nos
intentions n'étaient pas belliqueuses", a ajouté l'officier.
Différentes versions
Des pompiers, dont les dires sont corroborés par des
témoins, ont affirmé avoir vu des policiers frapper un pompier à terre :
"ils étaient sept autour de lui. Ils lui ont mis un coup de pied dans la
tête quand il était à terre", selon l'un d'eux. Un autre témoin, qui a
requis l'anonymat, a affirmé au contraire avoir vu des pompiers frapper un
policier.
Selon la version de la préfecture, les pompiers ont essayé
de franchir, à coups de pieds et de poings, un cordon de police : "Ce
sont eux qui ont chargé les policiers et ceux-ci se sont défendus". Le
premier syndicat de gardiens de la paix, Unité SGP police FO, s'est dit dans un
communiqué "profondément choqué du comportement inadmissible de quelques
sapeurs-pompiers".
Estrosi s'en prend aux pompiers
Le maire UMP de Nice, Christian Estrosi, après avoir rappelé
que la manifestation n'était pas déclarée et donc illégale, a également jugé le
comportement des pompiers inacceptable : "Je trouve inacceptable qu'une
petite poignée d'irresponsables se permettent, par leur comportement,
d'entacher l'image de toute une corporation dont on connaît le sens du service
public."
Patrick Allemand, chef départemental du PS, a estimé que ces
incidents illustraient la "nervosité croissante" du gouvernement dans
le dossier des retraites : "Qu'en sera-t-il le 7 septembre lors de la
grande journée nationale d'action ?", s'est-il interrogé. Eric Ciotti, président
UMP du conseil général et président du Sdis, a condamné "la violence d'une
toute petite minorité".
Les pompiers de Nice sont symboliquement en grève depuis la
mi-juin pour protester contre la réforme des retraites qui ne prend pas en
compte, selon eux, la pénibilité de leur travail.
Nouvelobs
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