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Vers la fin de la gratuité des lycées français à l'étranger
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Un rapport de la commission des Finances dénonce la
gratuité, mise en place par Nicolas Sarkozy, estimant qu'elle ne profite qu'aux
plus riches et aux grandes entreprises.
Un rapport parlementaire révélé mardi 29 juin par Le
Parisien/Aujourd'hui en France préconise la suspension de la gratuité des
lycées français à l'étranger, voulue et mise en place par Nicolas Sarkozy en
2007, à cause de "son 'iniquité' et son coût pour l'Etat".
Le rapport, rédigé par "une mission d'évaluation et de
contrôle sur l'enseignement français à l'étranger dépendant de la commission
des Finances de l'Assemblée", "propose de 'suspendre' cette mesure,
afin de 'redéployer les moyens budgétaires dégagés'", soit "106,30
millions d'euros de crédit en 2010", prévus pour passer à "177
millions en 2013", indique Le Parisien, citant le document.
"Si la gratuité était généralisée au primaire et au
secondaire", comme le souhaitait Nicolas Sarkozy en 2007 lorsqu'il a
annoncé ce projet, et non plus aux seuls lycées actuellement, la facture
atteindrait "700 millions d'euros" par an, situation "peu
compatible avec l'équilibre des finances publiques", souligne le
quotidien.
Alors que la scolarité des enfants d'expatriés était
auparavant financée par les entreprises employant les parents, une ancienne
"charge privée" est désormais "assumée par le contribuable"
avec le passage à la gratuité, regrettent aussi les auteurs du rapport.
De plus, "la gratuité ne profitant qu'aux seuls
Français, les demandes de familles françaises explosent, entraînant de facto
une éviction des élèves étrangers, faute de place", pointe le document.
Le député socialiste et rapporteur de la mission Hervé
Féron, cité par Le Parisien, dénonce "un minibouclier fiscal pour les plus
riches", puisque "cette mesure profite non seulement à des
contribuables gagnant jusqu'à deux millions d'euros par an (et qui ne paient pas
d'impôts en France), mais aussi aux grandes entreprises".
Il déplore également que "les enfants de salariés en
profitent, mais pas les enfants de fonctionnaires", et conclut qu'il faut
"supprimer" ce dispositif.
"L'argent utilisé permettrait d'augmenter le nombre de
bourses, de rénover des bâtiments souvent très dégradés, et aussi de renflouer
le réseau de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger", assure
l'élu.
Obs
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